À la rentrée 2019, une école pour former de futurs citoyens européens a ouvert ses portes à Marcq-en-Baroeul, c’est la troisième en France. Elle s’intègre à un réseau de 15 écoles présentes dans 12 pays de l’Union européenne. L’école européenne est un établissement public et respectera donc les principes de l’éducation publique en France, notamment la gratuité et la laïcité.

Cette école offre une éducation multilingue et pluriculturelle aux enfants de la maternelle jusqu’au secondaire. Les élèves auront la possibilité de suivre un cursus francophone ou anglophone en fonction de leur langue maternelle. Un cursus en allemand pourrait être envisagé par la suite, voire d’autres langues en fonction des besoins.

Comme toutes les autres écoles européennes, cette école a pour mission de développer la connaissance de l’identité nationale et culturelle des élèves, mais aussi de leur citoyenneté européenne.

L’école prépare au baccalauréat européen. Le baccalauréat européen est reconnu par l’ensemble des États européens et ouvre les portes des grandes universités et des grandes écoles en Europe et dans le monde.

Pourquoi la métropole lilloise ?

Lille est au carrefour des capitales du nord de l’Europe, entre Paris, Londres, Bruxelles, Luxembourg et Copenhague. Que ce soit par les airs ou sur terre, la ville est très accessible. En plus de sa situation géographique, la région propose une économie dynamique et qui se développe. On trouve de nombreux sièges sociaux de grandes entreprises, des groupes français ou étrangers et des organismes internationaux ou européens.

Le territoire a donc les ressources nécessaires au bon fonctionnement d’une école européenne. De plus, celle-ci participera au développement de l’attractivité de la région lilloise. L’enseignement supérieur proposé aux alentours est également conforme aux valeurs de l’école européenne puisqu’on y trouve des universités, des Classes Préparatoires et des grandes écoles dans de nombreuses filières.

Pour qui ?

Cet enseignement européen s’adresse prioritairement aux familles travaillant dans des institutions européennes et pour des entreprises étrangères ou appelées à une mobilité fréquente. Grâce au réseau des écoles européennes, cela permet aux enfants de garder une continuité pédagogique tout au long de leur scolarité. Les enfants déjà scolarisés dans des écoles européennes sont prioritaires. L’école ouvre ses portes aux enfants ayant des capacités linguistiques et pour lesquels les parents souhaitent une éducation à caractère européen.

Quel programme ?

Bien sûr l’accent est mis sur les langues mais pas seulement. Les matières scientifiques ne sont pas négligées, ni même l’éducation artistique, musicale ou sportive, ni la morale laïque. Les élèves de nationalités différentes seront amenés à se rencontrer pour participer à des activités et projets variés lors d’ « heures européennes ».

Le projet éducatif de l’école est de transmettre et de faire adhérer les élèves aux valeurs européennes comme le multiculturisme, l’unité de l’Europe, la solidarité et la démocratie, parmi d’autres.   

Le rythme scolaire est aménagé différemment, les sections européennes déjà présentes dans les cursus sont considérées trop proches du modèle français. Le cursus est basé sur une pédagogie innovante, multiculturelle et multilingue.

Les cours sont dispensés par des professeurs locuteurs natifs principalement. Les méthodes d’enseignement amènent l’élève à se sentir responsable de son propre processus d’apprentissage. Les classes comporteront 25 élèves maximum. Le bien-être des élèves et l’épanouissement personnel font partie des priorités de l’école.

Et après l’école ?

Les parents sont particulièrement sollicités pour l’éducation de leurs enfants puisque c’est l’association des parents d’élèves qui gère les activités périscolaires proposées aux élèves. Ils proposent d’ailleurs un « afterschool » : un accueil et une prise en charge des enfants le matin et le soir, avant et après le temps de classe.

Bon à savoir !

Le 16 juillet dernier, Ursula von der Leyen a été élue la Présidente de la Commission Européenne. Pour la première fois, c’est une femme qui est élue à la tête de cette institution et en plus, elle est issue d’une école européenne ! Elle a étudié à Bruxelles et cela lui permet de parler couramment l’anglais et le français, en plus de l’allemand.

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